LA VIE MATÉRIELLE

D'après MARGUERITE DURAS

Crédit photo : Chantal Depagne / Palazon

CRÉATION FESTIVAL AVIGNON OFF 2021

DU 7 AU 31 JUILLET / THÉÂTRE LA LUNA 

Cette auteure majeure à l'apogée de son œuvre nous invite à une confession intime passionnante.

Marguerite Duras impose sa voix particulière avec la destructuration des phrases, des personnages, de l'action et du temps, et ses thèmes de prédilection comme l'attente, l'amour, la sensualité ou l'alcool...

Si la diversité et la modernité de son oeuvre romanesque renouvelle le genre, elle bouscule également les conventions théâtrales et cinématographiques. Pour le théâtre, elle écrit des adaptations de ses romans et des pièces devenues aujourd'hui des classiques comme Savannah Bay Les Eaux et Forêts ou La Musica.

Michel Monnereau

tournee 2022

Du 21 avril au 22 mai 2022 / Théâtre du Gymnase Marie Bell, Paris 75010

Les jeudis à 19 h 30, samedis et dimanches à 17 h

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DU 7 AU 30 JUILLET à 15H20 / FESTIVAL AVIGNON OFF 2022

LE PETIT LOUVRE / SALLE VAN GOGH

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Du 12 octobre au 3 décembre 2022 / Manufacture des Abbesses, Paris 75018

Du mercredi au samedi à 19h

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Mise en scène WILLIAM MESGUICH

Avec CATHERINE ARTIGALA

Adaptation MICHEL MONNEREAU

Création lumière WILLIAM MESGUICH

Création sonore MATTHIEU ROLIN

 

Production / Diffusion / Presse PASSAGE PRODUCTION

Durée 1 H

Spectacle ADAMI DÉCLENCHEUR 

 

Sous-titré Marguerite Duras parle à Jérôme Beaujour, La Vie matérielle est un recueil de textes publié en 1987. Cette confession d'un auteur majeur à l'apogée de son oeuvre nous offre le privilège d'accompagner l'écrivaine dans les coulisses de son oeuvre et de sa vie quotidienne.

Accordés au journaliste et écrivain Jérôme Beaujour et retravaillés par la suite, ces entretiens sont l'occasion pour Marguerite Duras d'aborder sans tabou tous ses sujets de prédilection.

Alors âgée de soixante-dix ans, elle fait à bâtons rompus, sur le ton de la confidence, une manière de bilan de sa vie personnelle et artistique, depuis son enfance en Indochine jusqu'à la consécration de L'Amant. Tous les thèmes sont évoqués : les préoccupations les plus quotidiennes, les lieux fondateurs de sa vie d'adulte (Paris, Neauphle-le- Château,Trouville), sa vie amoureuse et sexuelle, l'ivresse alcoolique, la rencontre déterminante avec Yann Andréa, sa conception des rôles de la femme (la mère, l'amante, la femme au foyer), ses rencontres avec quelques personnalités marquantes, ses films, son rapport à l'injustice, à la célébrité...

À travers cette cinquantaine de textes qui mêle autobiographie, confidences et conceptions littéraires, Marguerite Duras revient bien sûr sur les thèmes irrigant son oeuvre et évoque les personnages de ses romans et leurs racines dans sa propre existence (l'amant chinois, Lol V. Stein...).

En ce sens, La vie matérielle est indispensable à l'appréhension de l'envergure de l'oeuvre.




Crédit photo Xavier Cantat


Crédit photos Sébastien Cotterot


NOTE D'INTENTION DE MISE EN SCÈNE

La Vie matérielle nous fait pénétrer dans l’intimité de Marguerite Duras. Elle dénoue les fils qui la relie à ses souvenirs, elle nous entraîne dans ses mille et une vies, au gré de la nostalgie musicale, de l’encre couchée sur le papier. Telle photo d’un proche, tel regard d’un amour nous raconte le secret de ses pensées, terre d’accueil de tous les fantasmes.

Catherine Artigala est Marguerite Duras. Elle est écriture. Elle est cette force de vie qui nous bouleverse par sa drôlerie, son culot, son insouciance, parfois, sa radicalité, souvent. Marguerite Duras livre aussi un récit empreint de tendresse, d’élégance intellectuelle, Elle s’aventure dans les plis de sa mémoire, page blanche et colorée de tous les événements passés.

La vie matérielle, c’est un flot de confidences, de révélations. C’est comme du secret intermittent. Sommes-nous dans l’illusion du récit, dans la réalité, dans l’évocation ou dans la chimère d’événements vécus ?

Nous brouillerons les pistes. La lumière ciselée et les sons et musiques seront nos alliés d’invention. Présence aux mots, diction implacable, les silences comme le bruissement de l’intime, notre projet s’articulera autour du dire, brutalité des mots qui dans la bouche de Duras, se transforme en émotion. Duras dénoue le lien qu’elle entretient au monde, aux rapports homme/femme, à la sexualité, à son enfance. Il est question de ses obsessions, de ses peurs, de ses convictions. On découvre une Duras se débattant dans un quotidien qu’elle peine à maitriser, se lovant dans la sensualité, chemin magnifique vers le plaisir, mêlant l’interdit et la grâce comme un pied de nez magistral fait à la bien-pensance bourgeoise et confortable.

La Vie matérielle nous plonge dans l’âme et le cœur de Marguerite Duras. Paroles passionnantes du re-souvenir, et terre d’accueil du crissement de la plume sur le papier.

William Mesguich


William MESGUICH

Depuis1996, il est metteur en scène au sein de sa compagnie, Le Théâtre de l’Etreinte. Exceptés Oncle Vania, Tohu-bohu, Lomania, Olympia ou la mécanique des sentiments et Misérables, il joue dans tous les spectacles qu’il met en scène :

Fin de Partie de Samuel Beckett, L’Avare de Molière, Le Chat botté de Charles Perrault, L'Histoire du soldat d’Igor Stravinsky, Le Cabaret des monstres, La Légende des porteurs de souffle, La Légende d’Antigone, La légende de l’Etoile, La légende du Palladium autour de Léo Ferré et M. Septime, Solange et la casserole, de Philippe Fenwick, Tohu-Bohu, tragédie écrite par les lycéens de Noisy-le-Grand, avec leur professeur de français Cécile Ladjali, Comme il vous plaira de William Shakespeare, Les Amours de Perlimplin, Bélise en son jardin et Noces de Sang de Federico Garcia Lorca, Comment devient-on Chamoune, Adèle et les merveilles, La veuve, la couturière et la commère, Lomania, Mozart l’Enchanteur et Misérables de Charlotte Escamez, Il était une fois... Les fables de Jean de La Fontaine, Ruy Blas de Victor Hugo, La Belle et la Bête de Madame Le Prince de Beaumont, La Vie est un Songe de Pedro Caldéron, Les Mystères de Paris d’Eugène Sue, Les Fables de La Fontaine de Jean de La Fontaine.

Avec la compagnie Artistes en mouvement, il met en scène : Il était une fois la création du monde, spectacle théâtral et musical. En 2011, il met en scène Le Misanthrope de Molière, à Pékin en chinois avec les élèves de l’Académie Centrale de Pékin. En 2012, il retourne à Pékin où il met en scène l’adaptation chinoise du spectacle Il était une fois... Les Fables. En 2012 il met également en scène Sur un air de Shakespeare à partir des sonnets de William Shakespeare.

Depuis 2015, Il a mis en scène Olympia ou la mécanique des sentiments de Vanessa Callico, Liberté ! (avec un point d'exclamation) de et avec Gauthier Fourcade, Cyclone de Michèle Césaire, Fluides et Une histoire vraie d’Esteban Perroy, Cyrano aux tranchées de Joseph Suberville, A double tranchée de François Malet, Il maestro bel canto de Sylvie Oussenko, Opéra piécé de Marion Lépine et Aurore Bouston, Le Corbeau blanc de Donald Freed, Les Amants de Varsovie d’Ewa Adamuzinska, Sur les pas de Léonard de Vinci d’Estelle Andrea et Dans les Forêts de Sibérie, d’après le livre de SylvainTesson, qu’il interprète également.  

Catherine ARTIGALA

Au théâtre, elle a joué notamment sous la direction de Georges Wilson dans Léopold le bien aimé, Les Bidochon, mise en scène Marijo Kollmannsberger (Théâtre Rive Gauche, 1989-1994 et tournée), Le Bourgeois gentilhomme, mise en scène Alice Safran (Théâtre National du Qatar), Le Malade imaginaire, mise en scène Alexandre Stajic, Sand-Chopin, mise en scène Ingrid Wesler, Victor ou les enfants au pouvoir, mise en scène Paul Berger, La poudre aux yeux, mise en scène Serge Lecointe.

Depuis 2015, elle a joué dans La famille Tot d’Istvan Örkeny, mise en scène de Jean Doucet (Avignon Off 2015), La danseuse du crépuscule de Claude Ferri-Pisani, mise en scène Isabelle Jeanbrau (Le Funambule-Montmartre 2019) et son premier seule en scène Le journal d'une femme de chambre (Avignon Off 2017, Paris : Les Déchargeurs 2017 et Le Funambule-Montmartre 2018), mise en scène Jean-Pierre Hané.

Pour le cinéma et la télévision, Catherine Artigala incarne de nombreux rôles sous la direction notamment de Mélanie Laurent (Le bal des folles), d'Andréa Bescond et Éric Métayer (A la folie), Georges Wilson (La vouivre), Jean-Pierre Mocky (Grabuge), Axelle Laffont/Christophe Barbier/Benoît d'Aubert (Un si grand soleil), Thomas Lilti (Hippocrate), Didier Le Pêcheur (Crimes parfaits), Denis Malleval (La boule noire), Nicolas Bedos (M & Mme Adelman), Benoît d’Aubert (Plus belle la vie, prime de Noël), Philippe Bérangé (La stagiaire), Xavier Gens (Budapest), Nicolas Herdt (Origines)...

Elle est membre de l'Académie des Molières.

Crédits photos : Xavier Cantat et Michel Monnereau

Michel MONNEREAU

Parolier, auteur de comédies et chroniqueur littéraire, il a publié à La Table ronde les romans Carnets de déroute (Prix du Premier roman de Draveil), On s’embrasse pas ? et Les Morsures de l’amour.

Co-animateur de la revue de poésie bordelaise Zone, il a été chroniqueur de longues années pour diverses revues poétiques et participé à de nombreuses revues et anthologies.

Auteur d'une vingtaine de recueils de poèmes, parmi lesquels Je suis passé parmi vous (La Table Ronde, sélection finale du Prix Apollinaire 2016), La Saison des servitudes (Cheyne éditeur), Réfractions et Léger tremblement de temps (L’Arbre à paroles).

Grand Prix de Poésie pour la jeunesse pour Poèmes en herbe (éditions Milan, 1994), il a publié quatre recueils de poèmes pour jeune public. Poèmes en herbe a été traduit et publié en Iran.

Passionné par l'humour, il a publié quatre recueils, dont Les Zhumoristiques (Gros Textes). Pour la scène, il a écrit quatre spectacles, joués à Paris et en région, parmi lesquels Les Zhumoristiques et l'adaptation du Journal d’une femme de chambre d'Octave Mirbeau (Avignon Off 2017, Théâtre Les déchargeurs 2017 et Théâtre Le Funambule-Montmartre 2018).

Il signe aujourd'hui l'adaptation du récit de Marguerite Duras La vie matérielle, mise en scène William Mesguich, interprétation Catherine Artigala.



REVUE DE PRESSE (à la création au Festival Avignon 2021)

Un livre qui n’en est pas un dit-elle.

Elle va y évoquer la mère, l’amante, la femme au foyer, sa rencontre avec Yann Andréa, l’écriture, l’alcool, et ses films. Un panorama de sa vie en fait.

L’alcool n’est pas seulement présent dans son récit, il est présent physiquement, des bouteilles et des verres sont disposés un peu partout lui permettant de se servir régulièrement.  (...)

Sa sexualité est elle aussi omni présente, comme lors de la description de son voyage avec Yann Andréa à propos de l’enterrement de sa mère.

Tout comme elle plonge dans l’alcool, on plonge avec elle, on la suit dans les méandres de sa pensée, dans les recoins de son âme. Cet écrit nous la livre à un moment de sa vie où c’est le temps des bilans, des constats, tout a été joué, il ne reste que les souvenirs. (...)

Catherine Artigala est Marguerite. C’est étonnant, elle est naturelle, un mimétisme exceptionnel. Une performance d’actrice, on est porté de bout en bout. On ne voit pas l’actrice, on voit Marguerite.

William Mesguich a su canaliser le jeu pour pénétrer dans l’âme de Marguerite Duras, elle se dévoile ainsi sans fausse pudeur, maitresse femme qui assume ses choix. On est bien dans l’intimité rapprochée, on est là pour recevoir les confidences, on est dans la partie de la vie où on pose des bilans, tout a été joué. La mise en scène subtile donne ainsi toute la mesure de la comédienne

Marguerite/ Catherine est là toute en fragilité, allant d’un siège à l’autre, d’un verre à l’autre, la vie s’écoule, enfin les derniers instants, on n’est plus loin de la conclusion, elle assume et assure dans un jeu parfait.

Une très belle pièce qui nous touche énormément.

Jean Michel Gautier - RegArts

Ce spectacle est une création Festival d'Avignon 2021 suite aux 25 ans de la disparition de l'auteure. Marguerite Duras, interprétée par Catherine Artigala, c’est comme un bonbon que l’on suce lentement. On n’a pas envie que ça s’arrête. Cette femme et écrivaine passionnante, se livre sans ombrage et en toute simplicité, le spectacle est fluide, chaque mot est une goutte d’eau qui nourrit un jardin. Chaque phrase étaye l’inconnu ou le méconnu de Marguerite Duras.

La vie personnelle et chaotique se dévoile au fil du récit, les thèmes abordent la vie familiale, la sexualité, l'alcool. Il y a des spectacles que l’on a envie de revoir, ré entendre, pour savourer ce qui aurait pu nous échapper, La vie Matérielle en fait partie. Merci à toute cette compagnie pour son travail de fourmi, pour la mise en scène de William Mesguich qui colle parfaitement à l’ambiance de cette confidence jouée avec humilité et justesse par Catherine Artigala.

Natacha Régnier - Tête d'Aïe

 

"La Vie matérielle", la somme des entretiens menés par Jérôme Bonjour à l'automne 1986, où elle réaffirme sa posture féministe.

Le metteur en scène William Mesguich signe une mise en scène sobre à partir d’extraits de La Vie matérielle. Etrange publication hybride qui navigue entre précis d’écriture, atelier de l’écrivain, fiction, journal, fragment, conversation et aveu Par stations successives, du fauteuil à la table de travail, une bouteille toujours en évidence, tour à tour résignée, méchante et exaltée, la remarquable Catherine Artigala est à Duras ce que Lambert Wilson est à De Gaulle au cinéma, une copie conforme et au-delà. (...) Du pur Duras. Au miroir et au-delà. Car tout est matière à écriture. Jusqu’au silence que la comédienne Catherine Artigala passe comme une partition écrite. «On n’en a jamais fini avec Duras, et vous le savez», écrit Yann Andréa qui veillera Duras dans son agonie (Cet amour-là).

Bertrand Tappolet (Gauchebdo)



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François NOUEL

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