LE QUAI DES BRUMES

Une adaptation inédite d'après le scénario original de Jacques Prévert

Adaptation : Philippe Nicaud

Mise en scène : Philippe Nicaud et Hélène Darche

Avec : Karine Ventalon, Patrick Courteix, Jonathan Hostier, Sylvestre Bourdeau, Sébastien Albillo, Philippe Nicaud

Composition musicale : Philippe Nicaud

 

Production : Compagnie Théâtrale Francophone et Passage production

Diffusion : Passage production

Note d'intention du metteur en scène

Le quai des Brumes, c’est avant tout le franc-parler, le parler vrai de mon enfance, l’argot des halles où je suis né, ai fait l’école buissonnière, joué au ballon et aux billes dans les rues, comme si la prose, la gouaille de Prévert si simple, d’une petite grimace, passait au travers des générations sans jamais prendre la moindre ride.

Poésie d’une parole à fleur de bitume sensible et lumineuse «comme un gosse qui aurait trop bouffé», populaire et cruelle où les zones d’ombre et brumeuses de l’âme pèsent sur le cœur écorché des hommes, Le Quai des Brumes offre un regard impitoyable sur la nature humaine.

Oui, écorchés et impitoyables, tels sont les personnages de cette histoire, dont les blessures profondes vont bien au-delà de ce qu’ils voudraient en laisser paraître.

Sans dieux ni maîtres, sans loi ni justice, en quête de liberté, de cette inaccessible liberté, livrés à la violence de leur être, à sa tyrannie, sa jalousie, sa rage, sa folie meurtrière. Et pourtant, de cet inaccessible naît l’irrépressible amour, l’amour pur, l’amour vrai, l’amour de ce couple mythique vivant à tout jamais au-delà de la mort.

En revoyant le film réalisé par Marcel Carné, je me suis dit qu’il y avait là comme une évidence. L’évidence d’une tragédie moderne, éternelle et par-dessus tout théâtrale.

Philippe Nicaud

Les éléments scénographiques tout comme les projecteurs déplacés à vue par les comédiens pour créer d’autres décors, d’autres espaces temps, projettent le spectateur au cœur de l’action et donnent à la scène une ambiance de plateau de cinéma.

Les scènes s’enchaînent, prises dans le vif, comme si le mot «Action !» résonnait

encore, et sont interprétées comme dans des plans-séquences donnant l’effet d’un

 montage cinématographique.

Et puis le brouillard, «le sale brouillard» mis en abîme et mis en scène lui aussi, par un mélange de lumière et de fumée, personnage fantôme, immobile et toujours en mouvement créant du réel dans l’irréel pour un incessant va-et-vient du cinéma au théâtre, du théâtre au cinéma.

Un accordéoniste accompagne en direct les 5 comédiens, avec des mélodies composées spécialement pour le spectacle. Accordéon, en écho avec la langue populaire de Prévert, comme un souffle posé sur le destin de l’homme, son âme, ses désirs, ses rêves, ses fantômes, ses actes suicidaires, sa nostalgie, ses instincts de vie et de mort, son éternelle envie de fuite vers la liberté.

Et puis des partitions musicales tout en nuances comme des touches de couleur légères, parfois discrètes, parfois sensuelles, parfois violentes sont interprétées par chaque comédien-personnage.

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Production, organisation, diffusion de spectacles vivants

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